Voulu par Éric Besson, ministre de l’immigration, de l’intégration et de l’identité nationale, le débat vise à « associer l’ensemble de nos concitoyens* à une réflexion de fond sur ce que signifie, en ce début de XXIème siècle,“ être Français”. Il doit également permettre de favoriser la construction d’une vision mieux partagée de ce qu’est l’identité nationale aujourd’hui. Enfin, il devra faire émerger, à partir de propositions mises en débat par les différents participants, des actions permettant de conforter notre identité nationale, et de réaffirmer les valeurs républicaines. »
Pour recueillir l’avis de l’ensemble de nos concitoyens*, cinq débats auront lieu en Ille-et-Vilaine. A Rennes, le 8 décembre, notre identité européenne peut-elle donner du sens à nos identités nationales ? A Saint-Malo, le 14 décembre, religions et identité nationale. A Fougères, le 15 décembre, école et identité nationale. A Redon, le 21 décembre, identité nationale, identités locales et territoires. Et enfin, à Beauregard, le 13 janvier, immigration, intégration et identité nationale. Chaque débat dure deux heures.
Cinq fois deux heures, dans cinq lieux différents, sur des thèmes différents, doivent permettre d’associer l’ensemble de nos concitoyens* cette réflexion de fond dont la synthèse nationale sera achevée le 4 février pour un colloque national de clôture.
C’est tout ? Oui, c’est tout... Et ça laisse un sale goût d’amertume. C’est ça, le Grand débat ? Oui... L’impression d’être un peu floué, volé, même... Où et quand peut-on prendre la parole ? Écouter ? Débattre ? Réfléchir ? Échanger ? Apprendre ? Confronter des idées ? S’enrichir des idées des autres ?...
On peut boire un coup, si on vient ?
Non, désolé. Ce Grand débat n’en est pas un. Et sa synthèse ne vaudra rien.
A quoi veut-on nous préparer ? Que veut-on nous faire croire ? Nous faire gober ? Quelles que soient les conclusions qui nous seront données, je les réfute par avance... Ce Grand débat n’est qu’une farce, une moquerie. Réunir pendant deux heures autour de spécialistes, des supporters de la politique gouvernementale et quelques contradicteurs égarés, ce n’est certainement pas un Grand Débat.
Le sujet, grave, méritait d’être traité honnêtement. Et en lui donnant nécessairement du temps. Ce ne sera pas le cas.

















